Goodbye to College Joys

Goodbye to College Joys, exposition des diplômés DNSEP 2012, présentation de J’ai toujours eu envie de vous présenter…

Group exhibition of the DNSEP 2012 graduated, presentation of I always wanted to present…

goodbyetocollegejoys

http://standards-expositions.tumblr.com/post/26212054945/goodbyetocollegejoys

LÄNSTIDNINGEN WEBBKAMERA 1970-01-07 15:27:43 / 16:14:49

 La Poulette présente / The Chick presents

LÄNSTIDNINGEN WEBBKAMERA 1970-01-07 15:27:43 / 16:14:49

Ce projet est parti d’un workshop avec les étudiants de l’école d’art d’Östersund, en Suède.

J’ai organisé des petites actions chorégraphiques dans la rue, jouant avec le fait que le journal LT avait une webcamera diffusant sur internet, en direct et 24h/24, les images d’un carrefour de la ville.

L’idée était de créer des petites scènes pour les personnes regardant la vidéo sur le site internet de LT, sans savoir que celles-ci sont fausses, comme par exemple un faux vol de sac à main, une baston de gang ou des chutes sur la neige. Cela a aussi permis d’introduire de l’absurde dans les vidéos, par exemple lorsque les acteurs s’arrête au milieu de la rue, courrent après un bus, font de la corrida avec les voitures ou s’arrêtent pour regarder la caméra…

J’ai enregistré les images du direct sur internet pour créer une vidéo où l’on peut observer le quotidien d’un carrefour d’une petite ville suédoise, tout en essayant comme dans Où est Charlie?, de repérer les anomalies.

Ce projet souligne le fait que sans le savoir, les gens passant par ce carrefour, tout comme beaucoup d’autres dans le monde, sont filmés dans leur vie sans le savoir.

Cela soulève un questionnement par rapport aux droits d’image et la manipulations de celles-ci.
2011
Vidéo de performance, neuf parties, 11’ 32”

LÄNSTIDNINGEN image

Image de la vidéo: Bataille des gangs -  Image from the video: Gang fight action

This project is part of a workshop with the students of Östersund Art School in Sweden.
I was choreographing some little actions in the street, playing with the fact that the LT Newspaper had a webcamera broadcasting 24/24h directly on the internet images from a crossroad in town.
The idea was to create little scenes for the people watching the LT website without them knowing it was false, as for the robbing, the fight or the fall. It could also introduce absurd in the videos like people doing stop motion, the impossible race behind a bus, two people doing corrida with cars, some stopping to look at the camera…
I had the images recorded online and created a little movie where you can observe the everyday scene of a little swedish town, and try to find, as in Where is Charlie?, the unusualness or crazyness.

This project underlines the fact that without knowing, a lot of people going through this crossroad, such as many others in the world, are recorded in their lives without knowing it. It raises questions about image property and images manipulations.
2011
Video from a performance in nine parts, 11’ 32”

R.P.F.P. exhibition

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R.P.F.P. Rire Positionner Filmer Performer, exposition à l’EESAB de Rennes, du 21 mars 2012 au 5 avril 2012.

Vernissage-projection: Painter de Paul McCarthy le 21 mars 2012

Performance-finissage: What a feeling! d’Alice Gautier et Lise Mignon

Des vidéos de performances artistiques, on retient souvent la période des années 1960-1970, car leur impact autant sur la performance que sur la vidéo est encore capital aujourd’hui.

Il nous a paru plus juste de montrer dans une école de création contemporaine des vidéos qui s’attachent à décrire des problématiques plus actuelles. Si la question de l’humour et de l’absurde dans les vidéos de performance contemporaine peut paraître anecdotique ou superficiel, elle n’est pourtant pas dépourvue de richesses. A travers ce thème, sont réunis des artistes venant d’horizons différents regroupés ici autour de leur intérêt pour les médiums de la vidéo et de la performance ainsi que par l’utilisation du comique pour en faire une proposition plastique.

La performance est un médium qui s’adapte tout particulièrement à l’humour car elle demande un engagement personnel de l’artiste et un positionnement émotionnel. De plus, l’humour sous toutes ses formes, du burlesque au poétique en passant par le cynisme et l’ironie, peut avoir plusieurs fonctions. La palette du comique, qu’il soit utilisé comme outil ou comme but offre aux artistes présentés ici un champ de possibles.

Artists: Paul McCarthy, Julie C.Fortier, Joel Bartoloméo, Roman Signer, Charles Atlas, Francis Alÿs, Eric Duyckaerts, Shana Moulton, Ivan Argote et Nayland Blake.

R.P.F.P. Rire Positionner Filmer Performer  (Laugh Take a stand Film Perform), Exhibition at EESAB Rennes, 21st march 2012 to 5th april 2012

Vernissage-projection: Painter by Paul McCarthy, 21st march

Performance-finissage: What a feeling! by Alice Gautier and Lise Mignon

Of videos of performances, we mostly have in mind the period of 1960-1970s, because of their influence both in video and in performance is still nowadays quite strong.

It seemed fairer, in a Fine Arts school, videos that looked into more actual problematics. If the question of humor and absurd in performances videos can seem anecdotic or superficial, it is nontheless a very rich one. Through this theme are united arists from various horizons around a common interest for both mediums of video and of performance art, as well as their use of comic in creativity.

Performance art is a medium that is particularly suitable to humor as it requests a personnal and emotionnal involvment of the artist. Moreover, humor in its every form, from burlesque to poetry, cynisms and irony, can have several functions. The comical range can be used as a tool or a goal and is always here a field of possibilities.

Artists: Paul McCarthy, Julie C.Fortier, Joel Bartoloméo, Roman Signer, Charles Atlas, Francis Alÿs, Eric Duyckaerts, Shana Moulton, Ivan Argote et Nayland Blake.

http://www.eesab.fr/

La meilleure façon de casser n’est pas forcément la plus évidente.

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La meilleure façon de casser n’est pas forcément la plus évidente.

Atelier Performance pour les portes ouvertes de l’EESAB 2012.

Inclus:

Domino day avec verres en cristal,

Bowling avec assiettes et céramique,

Pyramide de verres,

Un, deux, trois, soleil! avec assiettes sur la tête.

Freesbee d’assiettes.

The best way to break is not necessarily the most obvious. Performance workshop for the open day of the EESAB 2012.

Including:

Cristal glasses domino day,

Plates et ceramic bowling,

Glasses pyramid,

Green light, Red light with plates on your head.

Plates Freesbee.


DNSEP 2012 – J’ai toujours eu envie de vous présenter…

La Poulette présente: J’ai toujours eu envie de vous présenter…

The Chick presents: I have always wanted to present…

Grâce aux personnes qui, tout au long de l’année 2012, ont participé aux performances autour du thème “J’ai toujours eu envie de…”, j’ai pu présenter pour mon DNSEP une performance appelée “J’ai toujours eu envie de vous présenter…”

Cette performance consiste en un ensemble de témoignage, où chaque personne raconte son expérience des performances auxquelles il a assisté/participé.

Le spectateur, dans une condition d’écoute, devient le récepteur d’un témoignage, un confident. Qu’il soit touché ou non par le récit, il n’en est pas moins interpelé, ce qui l’emmène vers une réflexion autour de ce thème de l’envie et d’actions de défoulement.

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Thanks to the people who all along 2012, participated to the performances around the theme “I have always wanted to…”, i was able to present for my DNSEP a performance called “I have always wanted to present…”
This performance is made by accounts or stories of each person, who tells his experience of the performances he saw or participated to.
The audience, in a listening condition, becomes the receiver of a testimony, a confident. Either touched by the story or not, he is nontheless interpellated, which brings him to a relfexion around this theme of envy and energy-releasing actions.

Merci à / Thanks to :

Alice, Audrey, Bérénice, Dounia, Félix, Hugo, Lucie, Mathilde M, Mathilde L, Michaël, Victor, and to Paul de Lanzac for the pictures

Le match / The match

La Poulette présente: J’ai toujours eu envie de faire un match!

The Chick presents: I always wanted to make a match!
Les corps qui se débattent, les cheveux emmêlés, le regard intense de celui qui veut mettre son adversaire à terre. Quand j’étais petite, je regardais toujours avec émoi les candidats se battre dans Fort Boyard. Aujourd’hui, sauter dans les flaques d’eau ne suffit plus, il en faut plus.

Cette performance est une incitation à une violence gratuite et divertissante, sans but guerrier, seulement pour faire sortir de nous ce trop plein d’énergie et pour se rouler dans la crasse. Laisser parler notre instinct primaire, adorer ce retour à la nature, la sensation de la boue sur notre corps et ce corps à corps sous les huées d’une foule en délire.

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Wrestling bodies, tangled hair, the deep look of the opponent you’re trying to get to the ground. When i was small, i always looked with agitation the participants fighting in Fort Boyard (a french popular TV show of the 1990s with mud fight contests). Today, jumping in water puddles is not enough, i need more.
This performance is an incitation to free and entertaining violence, with no warrior goal other than letting go this overflow of energie and to roll in mud. Let your primary instinct speak, love this way back to nature, the sensation of mud on your body and this wrestling under the hootings of the crazy crowd.

Une performance participative, le 29 novembre 2011 à l’annexe des Beaux arts de Rennes

A participative performance, on the 29th of novembre 2011 at the annex of the Fine Arts School of Rennes

Images Paul de Lanzac

http://pauldelanzac.free.fr/

Cache-cache / Hide and seek

The Chick presents: I always wanted to play hide and seek

Un samedi de soldes, à quinze, s’incruster parmi les clients et partir pour une après-midi de cache-cache. Se cacher de ses amis, des clients, des vendeurs.

Rester un quart d’heure sous un lit, derrière un tapis, sous une table, se faire découvrir dans une armoire par un couple d’acheteurs, se faire envier des enfants.

Profiter d’un terrain de jeux à taille industrielle, et retourner en enfance pour quelques heures, sans se soucier du regard des autres.

An outlet saturday afternoon, fifteen people integrating into the crowd of customers for an afternoon of hide and seek. Hide from friends, from customers, from sellers.

Stay fifteen minutes under a bed, behind a carpet or under a table, get discovered in a wardrobe by a couple, get envyed by children.

Enjoy an industrial playground and get back to childhood for a few hours, without paying mind to other people’s opinion.

2012

For the love of meat

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I came upon a documentary called “Did cooking make us human”. It is about a scientific theory that says the human species began to evolve when they began eating meat, and then, began cooking.

Among the scientific community, it is accepted that the introduction of meat in our ancestor’s diet increased their intelligence and caused their brains to grow.
Indeed, meat has a more concentrated form of energy that allowed our ancestors to spend less time looking for food. This energy was used by their body to evolve by an augmentation of their brain size and therefor, their intelligence.

The performance “For the love of Meat” during For the Love of Food was made to interrogate the viewer about diet habits.
After eating fruits using a stone, I stood up, fetched a steak in the fridge and ate it with my bare hands. As I teared the meat apart with my teeth, masticating, I watched, one after the other, each person in the crowd for a few seconds. Those eye contact were reinforced by the power of the savage act of eating raw meat with my hands. In those eyes, I saw a mixed feeling of fascination, disgust for some and attraction or even erotic tension for others.
The act of eating meat is a reminder of our common ancestors’ way of eating: hunters, meat eaters.
However, eating meat felt like doing something extreme, almost subversive.
After it, most people said they were afraid for me, pitied me for inflicting myself such a task and asked if I felt sick.

How did eating meat became a subversive action that make people feel sick and guilty?

In France, where the gastronomy is part of everyday life, eating meat is a celebration. When I was a kid, it was always chicken on wednesdays, fish on fridays, and a roastbeef on sundays. Christmas is a feast for meat and seafood eaters, with oysters, smoked salmon, lobster for starters, foie gras, the utmost sin, followed by a main dish, often goose, wild boar, duck, deer, or other game. Then, the most fantasied cheese platter than make us french so famous.
When you go in restaurant, you choose your meat or fish and then the side dish.
One of my favorite meal is a basic omelet with raped chesse, cream and “lardons”, small smoked pork sticks…
Am I a monster to those who pledge their life to veganism? Am I the enemy? Am I to be converted?

There is so many ways to eat, to cook, to live. I am a meat eater. I respect other people’s choice, but I don’t think I’ll ever go vegetarian, let alone vegan. If one day, we cannot buy animal products anymore in markets for ethical, economical or ecological reasons, I’ll raise my chickens in my yard and get a cow for milk.
Maybe I’ll start a black market, and people will come to my house to buy eggs under the counter. They will have to pay me a lot for the risk I am taking.

In the meantime, I will still get that judging look from my vegetarian friends whenever I go out eating with them and take the meat option.

Le Banquet / The Feast

La Poulette présente: J’ai toujours eu envie de faire un Banquet!

The Chick presents:  I always wanted to make a Feast!

Un Banquet tout à fait spécial…

Une bataille de nourriture organisée, où une trentaine de personnes se sont affrontées pendant trois minutes courtes mais intenses.

Pourquoi? Parce qu’on a jamais pu le faire au RU, parce qu’on préfère ne pas le faire avec ses parents, parce qu’on a pas le courage de l’organiser soi-même, parce qu’en général il y a seulement de la chantilly, parce que c’est vraiment drôle et parce que j’ai toujours eu envie de le faire.

banquet

Image: Le Baquet dans la pinède – Sandro Botticelli, The feast in the pinewood – Sandro Botticelli

A quite special Feast …

A food fight organized with care, with around thirty persons faced each other for three short but intense minutes. 

Why? Because we were never able to do it in the cafeteria at uni, because we wouldn’t do it at home with parents, because we don’t want to organise everything, because there’s most of the time only whipped cream, because it really is fun and because i always wanted to do it. 

Une performance participative, le 19 octobre 2011 aux Prairies Saint Martin à Rennes

A participative performance, 19th of october 2011 at the Prairies St Martin, Rennes

 

2011

Syphilis

La Poulette présente: Syphilis. Virus. Comme un puzzle, un texte inconnu de tous, fait pour et à travers toi, qui se répand et n’appartiendra qu’à toi. Une bouffée de chaleur.

The Chick presents: Syphilis. Virus. Like a jigsaw, a text unknown to all, made for and by you, spreading thanks to you and that will be yours. A hot flush.

Cette performance a été présentée à la MJC du Grand Cordel à Rennes.

Chaque personne présente recevait dans le creux de son oreille une phrase dite par la Poulette. Ces phrases, à connotation sexuelle, permettaient de répandre dans la salle une atmosphère particulière. Une ambiance ambiguë de malaise et de rires étouffés, entre excitation et gêne.

De plus chaque spectateur se retrouvait maître des traces de la performance: garder sa phrase pour soi, comme un cadeau secret, ou la partager avec ses amis, ses voisins de performance, …

Il y a plus que tout le choix de faire tomber la barrière entre l’artiste et le spectateur, en créant un lien fort et direct. Une phrase partagée et peut-être déjà oubliée, mais qui permet le contact un court instant.

This performance happened at the MJC Grand Cordel in Rennes, the 14th of april 2011.

The Chick whispered a sentence in each person’s ear. This sentence, with sexual connotation, allowed a strange atmosphere to spread in the room. An ambiguous ambiance of uneasiness and suppressed laughs, hesitating between excitation and embarrassment.  

Moreover, each spectator took control over the performance’s traces: keep the sentence for himself, as a secret gift, or share it with his friends, his performance’s neighbours…

The choice of distroying the gap between the artist and the member of the audience is made to create a strong and direct link. The sentence is shared, and maybe already forgotten, but for a short moment contact is made.

avril 2011